Le self-service peut-il être gourmet ?
Soyons honnêtes : qu’est-ce que vous imaginez quand vous entendez “cafétéria” ?
Des plateaux gris. De longues files. Une nourriture… fonctionnelle.
Quelque chose que l’on mange parce qu’il le faut, pas vraiment parce qu’on en a envie.
Maintenant, imaginez l’inverse : des assiettes colorées, de vraies odeurs de cuisine, des chefs en action, et un repas qui ressemble plus à un restaurant qu’à une station de ravitaillement.
C’est la question que nous aimons poser : le self-service peut-il être gourmet ?
Le plus drôle, c’est que le plateau n’est pas le problème.
Pendant des années, le self-service a eu mauvaise réputation. Plateau plus file d’attente plus grosses portions voulait automatiquement dire : “Ça ne peut pas être bon.” Mais le plateau est innocent. Ce qui compte vraiment, c’est ce que vous mettez dessus, et la manière dont ce repas est arrivé là.
Ce sont les ingrédients choisis avec soin.
C’est la façon dont ils sont cuisinés – pas simplement réchauffés.
C’est la manière dont on accueille les gens, dont on les guide, dont on les aide à choisir.
On peut servir une nourriture très moyenne sur une très belle table.
Et on peut servir quelque chose de vraiment mémorable… sur un plateau.
Parce que “gourmet”, ce ne sont pas les lustres et les nappes blanches.
C’est de l’attention. C’est l’équilibre des textures et des saveurs, pour que chaque bouchée ait quelque chose à dire.
C’est cette petite touche de surprise qui vous fait vous arrêter une demi-seconde et penser : “Ah oui, ça, c’est bon.”
La vraie question n’est donc pas “self-service ou restaurant ?”
La vraie question, c’est : y a-t-il du soin dans ce que l’on vous sert ?
Un bonjour, un sourire, un petit mot sur le plat du jour, quelqu’un qui vous aide à trancher entre deux options – cela fait aussi partie d’une expérience gourmet. Parce qu’à la fin du repas, on se souvient bien sûr du goût… mais on se souvient aussi de la façon dont on s’est senti en mangeant.
Alors, la bonne question n’est peut-être pas :
“Le self-service peut-il être gourmet ?”
Mais plutôt :
“Pourquoi accepterions-nous moins ?”
